Campagne de sensibilisation

Nombreu.ses.x sont les victimes de viol et d'agression sexuelle qui n'osent pas en parler, ou encore ne savent pas quoi faire une fois forcé.e à regarder cette réalité en face.
L'éducation est le pilier nécessaire à ces changements, et l 'accès à ces informations est vital pour que les choses évoluent. C 'est ce que nous tentons de faire avec cette campagne de sensibilisation, la brochure accessible par le QR Code, et notre association OSER DIRE NON.

 

 

 

 

Brochure d'information, tout ce qu'il faut savoir sur le consentement : https://storage.googleapis.com/qrzillaapp/1634550429988.pdf

 

Violences Obstétricales et Gynécologiques

Série VOG

             

Mêlant témoignages, interviews et informations cette série a pour but de dénoncer les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) et ses conséquences : lors de visites, de suivi de grossesses ou d'accouchement(s). Point du mari, touchers vaginaux sur patiente endormie, palpations ou insertions jamais annoncées, se sont autant d’affaires qui ont permis de faire passer le sujet de l’échelle, individuelle, du témoignage à celle, collective, du phénomène de société. Cette diffusion auprès du grand public, a poussé les professionnel·le·s concerné·e·s à réagir… mais sans provoquer pour autant un réel bouleversement des pratiques…
Dans le Serment d’Hippocrate on retrouve ce principe de médecine « Primum non nocere »; « d’abord, ne pas nuire », pourtant les VOG sont encore trop courantes en France au XXIe siècle, même si certains sceptiques tentent toujours de les minimiser…
Réaliser cette série, est pour nous nécessaire : à travers nos contributions, nous continuons à libérer la parole, en en parlant entre femmes mais aussi à tout le monde. Ouvrir les yeux sur ce problème sociétal est important, parce que les VOG tout comme l’appareil génital féminin, les règles, la contraception, restent encore tabou pour notre société…

 

Témoignage

"C’était en février 2020 (j’avais 19 ans à l’époque), j’ai fait un test de grossesse qui s’est avéré positif.
Je me suis donc rendue chez mon médecin pour avoir une ordonnance pour faire un test sanguin et une échographie.
Les résultats du test sanguin étant longs à arriver, le rendez-vous pour l’échographie arrive avant.
Je m’y rends donc. C’est la première fois que j’avais à faire ça. Innocent.e, j’avais en tête les images de film : le médecin nous passe la sonde sur le bas du ventre. J’arrive dans la salle d’examen et on me demande de déshabiller entièrement la partie basse de mon corps (pantalon, culotte,…). On m’indique de m’installer et d’écarter les jambes. Je suis naturellement les indications du médecin.
Sans me prévenir, elle introduit une sonde dans mon vagin. Surprise, je crie. Avec la nonchalance qu’elle avait depuis le début du rendez-vous, elle me demande ce qu’il se passe. Je me sens gêné.e, honteux.se de ne pas connaître la procédure. Je lui fais quand même remarquer qu’elle ne m’a pas prévenu avant d’introduire l’engin.
Elle me regarde avec des yeux méprisants. Je ne dis rien.
L’examen se passe. Elle me traite avec mépris, me balance presque à la figure de l’essuie-tout pour essuyer le gel nécessaire à l’examen.
J’en sors choqué.e et souillé.e.
J’ai pris conscience ensuite qu’il s’agissait d’une agression sexuelle qu’on peut qualifier de viol (introduction d’un objet dans le corps de quelqu’un.e sans son consentement).
Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir plus réagi, même si j’ai conscience que la faute vient d’elle et que je n’ai aucune raison d’avoir honte.
Je tiens à partager ce témoignage afin que d’autres victimes de la même agression ne se sentent pas honteuses de ce qui leur est arrivé
."

Anonyme

 

Interview Gyn&Co

 

Qui êtes-vous ?

Nous sommes un groupe de militant.e.s féministes souhaitant lutter contre les pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc de certain.es soignant.es en gynécologie. Nous avons donc mis en place Gyn&Co pour mettre à disposition une liste de soignant.e.s pratiquant des actes gynécologiques avec une approche féministe (qu’il s’agisse de gynécos, de médecins généralistes ou de sages-femmes). Aujourd’hui nous sommes un petit collectif à géométrie variable: chacun.e donne un peu de son temps, de ses connaissances, de sa motivation, pour faire vivre ce projet alimenté par les contributions des usagèr.es.

Quand et comment avez-vous créé votre collectif ?

Nous avons été une dizaine à nous réunir dans l’hiver 2013 pour construire le projet. Nous partagions une même vision, marquée par les idées et l’activisme féministes (notamment la critique féministe du pouvoir médical sur les corps féminins apparue dans les années 1970), de ce que devait être une approche médicale respectueuse de nos corps, de nos vécus et de nos expériences en tant que femmes, personnes trans ou intersexes de différents milieux, origines, orientations sexuelles et corporéités. Très vite l’idée d’un site internet s’est imposée, car avantageux sur beaucoup d’aspects (large diffusion, anonymat, relative gratuité et facilité d’accès,…). Pour nous l’essentiel était de développer une liste féministe et collaborative PAR et POUR les usagèr.es.

Pouvez-vous expliquer en quoi consiste l’association ?

Gynandco est constitué en collectif d'usagèr.es et non en association. Le collectif a pour but de collecter les avis de usagèr.es pour constituer une liste féministe de soignant.es en gynécologie respectueux.ses des corps et des vécus de chacun.es.

Avez-vous rapidement reçu du soutien ? De la part d’autres associations féministes ?
Notre site a été relayé par de nombreuses associations féministes mais aussi par des collectifs et des usagèrEs via les réseaux sociaux. La communication autour de notre site internet marche beaucoup par bouche à oreille et nous tenons à remercier toutes ces acteur.rices qui contribuent à faire connaître notre site.

Pouvons-nous contribuer à votre projet ?

Oui, en recommandant un.e soignant.e via notre site internet et en faisant des retours de votre expérience en tant qu'usager.e avec les soignant.es recommandé.es. Vous pouvez contribuer à notre projet en partageant le site auprès de vos proches et sur les réseaux sociaux .

Est-ce que des listes du même acabit existent dans d’autres pays ?

Oui , il existe d'autres collectifs notamment en :
- Suisse romande: Adopte unE gynéco
- Québec: GynécoPositive
- Belgique : (pour les « lesbiennes, bies& co ») : Go To gyneco
- Allemagne: Gyninformation

Merci, Féministement, Les Gyn&co

 

Post Informatif 

Si on reprend la définition de l'IRASF, association qui lutte contre les violences obstétricales et gynécologiques au sein du système de santé en France :

"Les violences obstétricales et gynécologiques sont un ensemble d’actes ou de paroles ou d’attitudes conditionnés entre autres par l’absence de consentement libre et éclairé, de choix de diversité dans l’offre de soin, d’utilité médicale avérée, du droit de la patiente. Elles portent atteinte à l’intégrité mentale et physique d’une femme de façon plus ou moins sévère. Elles peuvent être le fait de soignants comme des gynécologues, des sages-femmes ou des médecins généralistes mais aussi de tiers tels que des puéricultrices et des agents administratifs."

Susceptibles d’advenir à n’importe quel moment de la vie d’une femme, les violences peuvent se produire au moment du suivi gynécologique et/ou parcours PMA en passant par la grossesse ou l’accouchement ou encore le post-partum (après l’accouchement). "

Source irasf.org

 

Témoignage

"J'ai subi un examen gynéco à 16 ans, lors de ma première consultation alors que j'y allais juste pour une prescription de pilule. J'ai 25 ans et c'est lors de mon frottis il y a un mois chez une autre profressionnelle que j'ai pris conscience du traumatisme physique que ça m'avait laissé. J'étais jeune, je n'avais jamais eu de rapport et cette personne m'a inséré un spéculum sans m'informer de rien.J'ai maintenant des réserves sur le corps médical et je ne peux pas avoir de rapport avec pénétration, parce que ça me fait trop mal.Voilà, conséquence d'un médecin qui fait du zèle...Je trouve ça important d'informer les jeunes et les moins jeunes là-dessus car ça m'a un peu flinguée".

Anonyme

 

Podcast

 "La vie Ordinaire" D'Adèle Van Reeth (2020), écrit par Elena Vedere

Billet d'humeur sur les VOG

Inspiré par le livre de Marine Gabriel "La vérité au bout des lèvres, combattre les violences obstétricales et gynécologiques" (2020). Ecrit par Marthe Dolphin

 

Partenariat ODN X BDE

Pour la rentrée 2021, on aimerait vous annoncer un projet sur lequel on travaille depuis un petit moment. Ceci est l’annonce officielle du partenariat entre le BDE de l’AESJ et Oser Dire Non !
https://www.instagram.com/p/CTunjSUNVYd/?utm_source=ig_web_copy_link

Mais en quoi consiste le partenariat exactement ?

À partir d’aujourd’hui : à chaque soirée/évènement BDE, il y aura au moins une personne référente sobre qui sera à la disposition de toutes et tous. Malaise, insécurité, solitude : les référent.es seront là pour vous. Iels vous guideront, vous rassureront et feront en sorte que votre soirée soit safe. Pour les repérer, c’est simple : munis d’un badge, iels ne seront jamais loin de la safe zone délimitée à chaque soirée, un endroit calme où vous serez en sécurité. Cette décision s’est faite dans l’optique de rassurer certaines personnes qui appréhendent les soirées. Le BDE est conscient des risques et des inquiétudes de plusieurs d’entre vous. C’est pour cela que ce dispositif est mis en place, afin de rassurer chacune et chacun et d'être sûrs que la soirée se passe bien pour tous.

Comment devenir référent ?


Il suffit simplement de contacter ODN sur les différents réseaux sociaux et de se porter volontaire ! TOUTE CANDIDATURE sera bien reçue !

Comment reconnaître un référent ?


Iel sera muni d’un badge spécial !
Pendant le weekend d’intégration : Il ou elle sera aussi vêtu du t-shirt du BDE.

Amicalement vôtre, l’Hebdromadaire X ODN

Les mécanismes psychotraumatiques : qu'est ce que c'est ?

Et si comprendre ce qu'il se passe dans notre cerveau nous permettrait de mieux nous comprendre?
C'est ce qu'on a essayé de faire pour vous.

Sur le plan cérébral: que se passe-t-il pendant un viol ? Quelles en sont les conséquences? Et surtout pourquoi nous sentons nous comme ça ?
Parce que se comprendre c'est s'aider.

 


Le revenge porn, tout ce qu'il y a à savoir

On en parle peu et pourtant cela peut tous.tes nous arriver : le revenge porn.

- Qu’est ce que c’est ?
- Que faire ?
- et comment être aidé.e ?

Voilà tout ce qu’il y a à savoir sur cette pratique abjecte
Tu es victime de comptes « fisha » ? Signale les sur la plateforme concernée :

*Snapchat:support@snapchat.com

*Telegram:abuse@telegram.org

*Twitter: https://support.twitter.com/forms

Tu peux aussi signaler les faits sur la plateforme de lutte contre les contenus illicites sur internet : www.internet-signalement.gouv.fr mais aussi sur la plateforme dédiée au signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes : https://www.service-public.fr/cmi

Comment être aidé.e ?

*Sur Twitter l’avocate Rachel Flore a constitué un dossier qui résume la situation sur les comptes fisha et leurs conséquences pénales, toutes les démarches judiciaires à suivre et elle explique aussi comment porter plainte

*Sur instagram : le compte @stop.fisha

*Des numéros d’écoute sont à ta disposition : 0800 200 000(NET ECOUTE) et 0800 235 236(FIL SANTÉ JEUNES) 

Le harcèlement de rue, ça suffit !

Les sifflements, les insultes sexistes, les propos désobligeants à l’encontre d’un physique, les regards insistants dans la rue .... constituent une forme de harcèlement. Son nom ? On l’ignore puisque c’est devenu normal de se faire insulter chaque jour dans la rue quand on est une femme, ça devient normal d’avoir peur de rentrer chez soi. La normalisation de ces faits nous la devons à une culture du viol qui s’ancre dans nos sociétés, à un passé patriarche qui tend à s’effacer mais qui reste ancré malgré tout. Alors aujourd’hui on a décidé de parler du harcèlement de rue verbal, qui porte bel et bien un nom : l’outrage sexiste. Parce qu’on s’est toutes déjà faites siffler, parce qu’on a toutes reçu des propos honteux et qu’on a laissé passer parce qu’on se disait qu’on ne pouvait rien y faire. Et bien non aujourd’hui il faut oser dire stop, il faut oser dire non.

Enquête de la Fondation Jean Jaurès réalisée en 2018, « les femmes face aux violences sexuelles et au harcèlement dans la rue » : 

 

La cartographie du plaisir selon Jüne Plã

 

La sexualité, 
un sujet tabou que personne n'ose aborder en toute sincérité à part Jüne Plã, auteure de "Jouissance Club". 


Son but ? "faire travailler notre créativité, sortir de notre zone de confort et découvrir une sexualité bien plus riche et épanouissante."


Mais pourquoi s'intéresser à l'épanouissement d'une vie sexuelle quand on veut lutter contre les violences sexuelles ? Parce que la communication est à la base du consentement : il faut oser dire non à un rapport sexuel si tu n'en as pas envie, tout autant que tu as le droit de dire "stop", même en plein milieu. Ta sexualité c'est ton choix. 


Jouissance Club, c'est une piqûre de rappel : la sexualité c'est prendre du plaisir et non la subir.

 

 

 

 

Interview : "Viols de guerre, 70 ans d'histoire d'une arme taboue"

 

 

Lors de la dernière saison du figra ( Fetival international du grand reportage et du documentaire journalistique), l’auteure et réalisatrice Danièle Alet a présenté son documentaire : « Viols de guerre, 70 ans d’histoire d’une arme taboue ». A travers un récit violent mais authentique, elle met en avant ce qu’elle nomme « une sale histoire » volontairement passée sous silence par de multiples gouvernements.

 

Pendant 52 minutes, images d’archives et interviews se succèdent, révélant le sort tragique qu’on subit des milliers de femmes ces dernières années. Viol massif des Berlinoises par les soldats alliés à la libération, viol par des soldats du corps expéditionnaire français durant la campagne d’Italie, « femmes de réconforts » devenue esclaves sexuelles au Japon, mutilations sexuelles en République démocratique du Congo, diffusion volontaire du sida au Rwanda. En somme, c’est l’instrumentalisation du corps de la femme en arme de guerre que raconte Danièle Alet dans son reportage. Malgré la reconnaissance tardive de ces actes comme véritable crime contre l’humanité, on constate la difficulté des Etats à admettre leurs forfaits comme le résume la réalisatrice : « l’histoire officielle effacera les horreurs pour ne retenir que les honneurs ».

 

Interview réalisée par Mathilde Lopinski, Lisa Pillaud et Audrey Burla